05 avril 2016 ~ 4 Commentaires

Vous étiez où les parents et les syndiqués de Nantes le 5 Avril 2016 ?

Honte à vous syndicats lâcheurs, parents absents, éducateurs de la petite semaine, professeurs planqués, soixante-huitards dépassés et lobotomisés !

Oui je suis outré de n’avoir vu qu’une vingtaine de cinquantenaires comme moi assister notre jeunesse au courage et à la ténacité exemplaires ! Oui ils étaient  entre quatre et cinq milles étudiants à se bouger le cul contre les incohérences de notre système, de nos politiques, des violences policières, du capitalisme à outrance, bref, du système républicain dans son ensemble. Pourquoi la CGT44 fait appel à la mobilisation, le 5 avril 2016, mais ne daigne pas respecter les consignes ? Pourquoi les professeurs n’accompagnent-ils pas leurs « élèves » lors de cette grève générale ? Les élèves sont bien privés de cours lorsque les PROFS font grève et il arrive souvent que les élèves approuvent de défendent leurs professeurs. N’est-il pas normal, dans un pays où la violence est principalement policière et capitaliste de s’en prendre, en cas de révolte, aux locaux qui représente cette déchéance national ?

20160405_151304 20160405_152004 20160405_154030 20160405_162851

« …Pour ce qui est de mon style d’écriture, n’en déplaise à certain, c’est le mien et je n’oblige personne à me lire ! Mes écrits sont volontairement bousculant, dans l’espoir de vous « réveiller » et de vous sortir de votre torpeur et de votre égoïsme… » 

Puisqu’il n’y avait aucune force du « désordre » ou de « CRS » au démarrage de cette manifestation, que des jeunes de 15 à 30 ans font pour le BIEN COMMUN, tout se passait très bon enfant et dans la bonne humeur. Dès lors qu’ils sont apparus, il en fut tout autre ! Le local du « PS » pardon du nouveau parti capitaliste avéré, n’aura pas échappé à la vigilance des tagueurs avertis, qui vont s’acharner sur la devanture avec une scie circulaire et de la peinture, ce qui déclenchera l’ouverture des hostilités des chiens de garde de Jean-Marc Hérault. Tout se passait relativement bien, avec quelques poubelles jetées à terre pour récupérer des bouteilles vides, des barrières du domaine public renversées, jusqu’à ce que nous arrivions aux abords de la Préfecture où les CRS ont engagé le combat avec des jets très importants de gaz lacrymogènes dans le cours des 50 Otages. Les jeunes ont tenté de répondre avec quelques cailloux et quelques bouteilles vides, mais en vain. Pas question de se séparer… Malgré la gêne, les pleurs et l’atmosphère irrespirable, les milliers de jeune s’engouffrent courageusement dans une ruelle avec un escalier exigu pour remonter vers le cours Talensac. Ils se retrouvent à nouveau nez à nez avec les CRS qui tentent de la tenailler plus en aval. Allez, encore des lancés puissants de gaz lacrymaux, mais pour autant les jeunes tiennent encore bon. Les voilà qu’ils redescendent en direction de la gare nord. Les CRS les attendent de nouveaux et les canardent encore de gaz et de Flashball. Pas de problème, en marche accélérée, les étudiants tentent de prendre à revers le service de répression du gouvernement, mais à peine 200 mètres avant l’accès de la gare sud les pions de l’oligarchie débarquent en nombre et envoient, à l’aveuglette, vers tous ce qui bougent, y compris les poissons de la sèvre, des gaz lacrymaux et quelques tirs de Flashball. Peu importe les étudiants font demi-tour et se dirigent vers la préfecture en passant par la rue de Strasbourg. Toutes les banques, symboles du capitalisme, se trouvant sur leur passage seront saccagées. Les manifestants sont refoulés vers le cours des 50 Otages avant la préfecture, mais ne se dispersent pas.. Ces actes sont compréhensibles puisqu’ils visent directement l’oligarchie financière et les politiques du capitalisme à outrance. Pourtant ils seront contraints de se rendre à nouveau vers Talensac puis la rue Paul Bellamy pour contourner les flics et les gaz et se retrouver, face à la préfecture. Une horde de camions de police arrivent en renfort et les gaz pleuvent à nouveaux. Les manifestants comprennent que les ordres de diversions ont été donnés. Alors ils se replient avec la volonté de se rendre à la place du Bouffay et le mot d’ordre de s’y rendre est donné à tous. Mais c’était sans compter sur les chiens de garde de la république qui veulent les prendre en tenaille. Les étudiants sont contraints de passer par le centre-ville… Oui l’hélicoptère, d’où les ordres sont donnés, dirige les opérations militaires. Alors que jusqu’à lors, seules les banques étaient ciblées, les jeunes étant bloqués par les forces anti-émeute se dirigent contre leur gré vers le centre-ville de Nantes et, hélas, un groupe d’une dizaine de jeunes s’en prend au magasin GO Sport, brisent toutes les vitrines de la devanture et volent tous ce qu’ils peuvent attraper. Ils tentent de pénétrer dans le magasin, mais de simples vigiles les repoussent très gentiment. Personnellement je déplore et je ne cautionne pas ce manque de sérieux de la part des aînés qui n’auraient jamais du laisser-faire  cette action dont les merdias vont s’empresser d’envenimer et d’exagérer les conséquences. Bien qu’il s’agisse, cependant, d’un magasin de la grande distribution à outrance, c’est un dommage collatéral qui aurait dû être évité, incontestablement. Serait-il possible, aussi, de comprendre ce moment d’égarement de cette petite jeunesse qui ne peut s’offrir ces produits de la consommation qui sont montrés partout sur toutes les surfaces publicitaire ?

A la suite de cet événement mal géré, l’ordre fut donné de dissoudre la manifestation et les moyens de pressions sont montés d’un cran. Avec tous ces gaz lacrymaux, je ne pouvais ni respirer ni voir, j’ai dû me réfugier place du Bouffay, pour rejoindre la « NUIT debout, mais je suis persuadé qu’avec la tenaille préparée, des violences ont été commises sur de nombreux jeunes à l’aveuglette et juste pour « l’exemple ».

En conclusion : Si des adultes responsables, des parents, des professeurs et des ouvriers syndiqués avaient été présents, ils auraient pu contenir la dégradation inutile du « GO SPORT » qui nuit au mouvement étudiant populaire ! Soyez à leurs cotés ou bien ne venez pas leurs donner de leçons !

20160405_162851 20160405_171809(0)

 

BLF de Nantes

4 Réponses à “Vous étiez où les parents et les syndiqués de Nantes le 5 Avril 2016 ?”

  1. Les gamins de quinze ans n’avaient rien à faire là…simplement parce qu’ils ont confondu revendications et pillage!!…alors la place des parents aurait été dans l’éducation des gamins,pas ailleurs.

    Les vrais conscients étaient déjà dans la rue le 31 mars,ne vous en déplaise.

    Une pure honte cet « edito ».

    • Que faisiez-vous, vous, à quinze ans ? Perso je sortais, je faisais aussi des conneries, mais je pouvais réellement m’amuser sans ne jamais être stigmatisé. La vie était tellement plus simple et plus tolérante… C’était une autre époque, aujourd’hui, même à 15 ans, on s’emmerde, on a le droit de ne rien faire et surtout on est montré du doigt si on ne réside pas en « centre-ville » !

  2. Bonjour,
    je suis indignée par l’orientation de toute la première partie de votre article. Je suis loin d’être pro-violence policière, bien au contraire. Mais j’étais là, depuis les fenêtres de mon appartement qui donne sur le cour de Talensac et surtout sur la petite ruelle et son escalier exigu.
    Ce que j’ai vu ce ne sont pas de jeunes militants (d’ailleurs je n’ai vu AUCUNE banderole) mais une centaine de jeunes cons encagoulés comme ils pouvaient, qui ont cherché à faire le plus de dégâts possibles sur leur passage: renverser les toilettes de chantier, faire tomber les barrières, dégrader les machines de chantier et mettre le feu aux poubelles.
    Je suis sortie à ma fenêtre pour constater tout ça et j’ai eu le plaisir de me faire insulter de tous les noms, et menacer au passage.

    Je n’ai vu qu’une partie de la manifestation, je ne juge donc pas la véracité du reste de vos propos. Mais je ne peux que dénoncer la partie qui plaint les pauvres petits jeunes qui se font encercler et agresser par la police, obligés de se blottir dans une ruelle a l’escalier exigu. Vidéo à l’appui si cela vous chante ;)

    Au plaisir de vous croiser lors d’une VRAIE manifestation.

    • Parlez-vous de ces « vraies » manifestations ou tous les gens rentre chez eux sans ne jamais rien obtenir depuis 30 ans, sauf pour leur petit nombril ? Parlez de ces « vraies » manifestations syndicales qui sont préalablement « autorisées » par la préfecture avec un parcours défini et une heure de fin obligatoire ? Ou parlez des vraies manifestations ou ce sont des jeunes extraordinaires, courageux et encagoulés qui affrontent avec aplomb les forces de l’ordre en brûlant des poubelles à l’attention des CRS armés et formés aux combats qui défendent non pas leurs propres intérêts mais l’intérêt commun ?


Laisser un commentaire

Blog du niveau intermédiaire |
le blog de la liste "U... |
Ensemble pour Marquefave |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lejournaljournalistique
| Lesmembrollaisparlentauxmem...
| Alternative Eaunes Autrement